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(par Enrica Cataldo, membre de l'AIDR) Dans son discours au Sénat pour demander la confiance dans le nouveau gouvernement, le Premier ministre Draghi a rédigé un véritable manifeste de politique économique à long terme basé sur le moteur des investissements, sur la production d'énergie d'origine renouvelable, le haut débit, la mobilité électrique, la production et la distribution d'hydrogène, qui ne peuvent ignorer les fonds européens du fonds de relance et qui doivent prévoir un renforcement, en termes stratégiques, du plan national de relance et de résilience dans le sens de objectifs indiqués.

Un pays donc, celui conçu par le PNRR non seulement plus moderne, inclusif et numérique, mais surtout plus durable. Dans une telle logique, les compétences relatives à l'économie verte, avec le gouvernement Draghi, relèvent du nouveau ministère de la Transition écologique qui a en fait fusionné, avec les compétences de la direction de l'environnement, celles «énergie» du MISE .

La deuxième mission du Plan intitulée «Révolution verte et transition écologique» est organisée en quatre volets qui concernent les grands thèmes de l'agriculture durable, de l'économie circulaire, de la transition énergétique, de la mobilité durable, des ressources en eau et de la pollution.

Les investissements dans lesquels se matérialisent les quatre composantes de la mission sont répartis sur différentes lignes de projets pour un montant total de ressources égal à 68,9 milliards d'euros.

Une énorme part des ressources du Plan de Relance est donc destinée à la macro zone du vert, un grand panier qui comprend la décarbonisation de l'ancienne Ilva, les énergies renouvelables, l'extension du super bonus, l'hydrogène, les pistes cyclables, le reboisement, le cycle des déchets et le thème jamais si actuel de la mobilité durable.

Les actions d'investissement de la mission seront accompagnées de réformes spécifiques visant à favoriser la transition énergétique et le changement écologique, parmi lesquelles émerge la définition d'une stratégie nationale dans le domaine de l'économie circulaire.

Le volet «Énergie renouvelable, hydrogène et mobilité durable» est l’un des plus importants de l’ensemble du Plan non seulement de la deuxième mission, en raison de son rôle stratégique au sein de l’objectif de durabilité environnementale, car il intervient, tout d’abord, sur la production et la distribution d'énergie, en favorisant l'utilisation des sources renouvelables et en fournissant les infrastructures nécessaires à leur intégration dans le système électrique national et à l'exploitation de l'hydrogène liquide. La composante intervient également avec une action de décarbonation des transports et des solutions de mobilité publique verte visant à apporter une contribution significative à la réduction de la pollution.

À la manière dite italienne de l'hydrogène, voie quasi obligatoire au regard des évolutions internationales et des objectifs de l'UE en matière d'hydrogène, le plan entend se concentrer principalement sur la production d'hydrogène à partir d'énergies renouvelables situées dans des zones industrielles désaffectées avec l'objectif spécifique de reconvertir les zones industrielles abandonnées pour tester la production d'hydrogène dans l'industrie, les transformer en nouvelle vallée de l'hydrogène.

Le plan de relance comprend également des lignes de projets ad hoc pour créer un pôle industriel d'électrolyseurs et pour le développement d'une chaîne d'approvisionnement en hydrogène dans le cadre de la stratégie européenne de réduction des émissions. Le radar se concentre notamment sur le projet de décarbonisation de l'ancienne Ilva di Taranto et sur la production d'acier vert en Italie.

Le Plan entend soutenir des actions visant à améliorer la connaissance du vecteur d'hydrogène dans toutes ses phases de la production au stockage, grâce à la création de stations de ravitaillement, à la distribution, ainsi qu'à son utilisation dans le réseau ferroviaire national. Des interventions de développement technologique sur l'hydrogène vert sont également prévues pour faire des turbines à gaz une partie intégrante du futur mix énergétique.

La mission propose également d'augmenter la part d'énergie produite à partir de sources renouvelables en ligne avec les objectifs européens, en stimulant le développement d'une filière industrielle, à travers des investissements de 8,6 milliards d'euros.

L'augmentation de la production à partir de sources renouvelables sera réalisée dans une large mesure grâce au développement de parcs éoliens et photovoltaïques en mer. Dans le détail, des subventions sont envisagées pour soutenir le développement de projets photovoltaïques flottants et éoliens offshore, ainsi qu'un soutien financier adéquat.

En combinaison avec les parcs éoliens, des systèmes photovoltaïques flottants seront conçus et installés, augmentant ainsi la production totale d'énergie. Cette intervention bénéficie de ressources complémentaires de 300 millions d'euros provenant de projets PON.

A ces investissements s'ajoutent les interventions d'accompagnement de la chaîne industrielle dans les secteurs technologiques liés aux énergies renouvelables et le renforcement et la digitalisation des infrastructures du réseau électrique visant à installer des bornes de recharge rapide intégrées pour véhicules électriques, car afin d'atteindre les objectifs européens en termes de décarbonisation, il est prévu que d'ici 2030, nous pourrons compter sur une flotte d'environ 6 millions de véhicules électriques.

Les réformes envisagées dans le plan comprennent la simplification des procédures d'autorisation des centrales renouvelables onshore et offshore et la définition du nouveau cadre juridique pour soutenir la production à partir de sources renouvelables innovantes, une nouvelle réglementation pour la libération de biogaz et l'alignement de la législation nationale. et régional sur la réduction des émissions de polluants atmosphériques et le système de surveillance connexe.

Malgré l'engouement prudent des écologistes et les alarmes soulevées par la science, nous sommes confrontés à un accord historique qui n'a pas pu être trouvé, qui a permis d'allouer environ 30% des ressources de l'Union aux mesures climatiques et en faveur d'un Green New Deal .

 La feuille de route climat reste une proposition ouverte pour mener à bien l'ambitieux projet européen de devenir la première région climatiquement neutre au monde et d'orienter le financement du plan national de relance dans le sens d'une transition écologique, climatique et socialement durable comme le souhaite c'est nécessaire parce que "le climat ne peut plus attendre".

Mesures énergétiques dans le plan de relance